Le Marché du Coaching en Suisse 2026 : les niches les plus lucratives et les tendances
Le marché suisse du coaching en 2026 se résume à cinq faits : (1) Le marché continue de croître à un rythme annuel à un chiffre élevé, avec des gains de volume surtout dans le B2B (prévention du burnout, first-time managers) et dans des niches B2C spécifiques (coaching du TDAH chez l'adulte, reconversion à 40 ans et plus, Female Leadership). (2) Les généralistes (« coach de vie pour tout ») sont de fait invendables ; le marché récompense une spécialisation pointue adossée à une expérience d'initié du secteur. (3) Tarifs horaires en 2026 : CHF 80 à CHF 180 pour les débutants, CHF 180 à CHF 320 en milieu de gamme, CHF 320 à CHF 600+ au niveau exécutif. (4) Le coaching devient assujetti à la TVA au-delà de CHF 100'000 de chiffre d'affaires annuel (taux de 8,1 pour cent, ESTV). (5) La tolérance des clients à la friction administrative (échanges d'e-mails sans fin, factures Word) est tombée à zéro ; les écosystèmes de plateforme évincent le travailleur isolé avec son bricolage Calendly.
Les chiffres clés du marché pour 2026 en un coup d'oeil :
- Croissance du marché : aucune valeur officielle suisse n'est disponible (profession non réglementée) ; en Europe de l'Ouest, le nombre de coachs a augmenté de 51 pour cent entre 2019 et 2022, selon des organismes de coaching reconnus.
- Fourchette d'honoraires des coachs suisses : CHF 80 (débutant) à plus de CHF 1'000 (cadre dirigeant C-level).
- Seuil de TVA : CHF 100'000 de chiffre d'affaires annuel mondial, taux de 8,1 pour cent.
- Cotisation maximale au pilier 3a 2026 : CHF 36'288 pour les indépendants sans caisse de pension.
- Part des recommandations : 60 à 70 pour cent des nouveaux clients des coachs établis viennent de recommandations.
- Part en activité principale : seuls environ 20 pour cent des coachs suisses vivent exclusivement du coaching ; 80 pour cent combinent le coaching avec d'autres activités.
Le secteur du coaching en Suisse a énormément changé ces dernières années. Il y a une décennie, le « coaching » était presque exclusivement le domaine des cadres dirigeants C-level et des sportifs professionnels, financé par les gros budgets des grands groupes. En 2026, le coaching professionnel est arrivé au centre de la société.
Pour les coachs en devenir comme pour les coachs établis, ce changement signifie deux choses : le volume du marché continue de croître, mais le marché s'est en même temps professionnalisé. Les généralistes (« j'aide les gens », « coach de vie pour tout ») peinent, car les clients cherchent des experts précis pour des problèmes précis. Si vous débutez tout juste, le guide de démarrage complet pour les coachs en Suisse détaille les étapes opérationnelles ; si vous voulez calculer votre indépendance avec lucidité, la réalité des deux premières années vous donne les chiffres honnêtes.
Cet article examine les tendances de marché décisives pour 2026 en Suisse et montre quels segments réunissent une forte disposition à payer et une pression de problème aiguë.
Les chiffres fiables pour 2026 : ce que montrent les études
Une remarque honnête d'emblée : le coaching n'est pas une profession réglementée en Suisse. Il n'existe ni registre officiel ni décompte officiel des coachs en activité, de sorte que les valeurs propres à la Suisse dans cet article sont des estimations fondées sur l'observation du marché. Les chiffres ci-dessous, en revanche, proviennent d'études solides et sourcées.
- Marché mondial : le nombre de coachs professionnels dans le monde est passé de 109'200 (2022) à 122'974 (2025), soit une hausse de 15 pour cent en deux ans ; le chiffre d'affaires mondial a atteint 5,34 milliards de dollars US (Étude mondiale sur le coaching 2025).
- Europe de l'Ouest, la région pertinente pour la Suisse, comptait environ 30'800 coachs en 2022 et constituait ainsi la deuxième région du monde, en hausse de 51 pour cent par rapport à 2019. L'honoraire horaire moyen s'élevait à 277 dollars US, la valeur la plus élevée de toutes les régions du monde (monde : 244 dollars US) (Étude mondiale sur le coaching 2023).
- Activités multiples : 93 pour cent de tous les coachs proposent des prestations au-delà du coaching, le plus souvent du conseil (59 pour cent) et de la formation (58 pour cent). Cela rejoint la réalité suisse où seule une minorité vit exclusivement du coaching (étude sectorielle 2023).
- Certification : 85 pour cent des coachs détiennent une certification (2019 : 74 pour cent), et 80 pour cent affirment que leurs clients attendent une qualification certifiée (étude sectorielle 2023).
- Marché DACH : l'analyse de marché du coaching RAUEN 2024 estime à environ 13'000 le nombre de coachs d'affaires pour la seule Allemagne. L'honoraire horaire moyen en coaching d'affaires est passé en 2024 à 175,98 euros, en hausse de 4,7 pour cent par rapport à l'année précédente (Haufe sur l'analyse de marché RAUEN 2024).
- Format de prestation : dans l'espace germanophone, 53,9 pour cent des séances ont lieu en présentiel et 37,78 pour cent par visioconférence (RAUEN Coaching-Marktanalyse 2024).
- Perspectives de demande : 73 pour cent des coachs s'attendent à une hausse de leur chiffre d'affaires, 70 pour cent à davantage de clients (étude sectorielle 2023).
Ce que disent les données : le marché croît, le niveau d'honoraires en Europe de l'Ouest est le plus élevé au monde, et la grande majorité des coachs combinent le coaching avec d'autres prestations. Pour les coachs suisses, cela signifie que la demande est au rendez-vous et que la concurrence se joue sur la spécialisation et la visibilité, pas sur le seul tarif horaire.
1. B2B : la fusion du coaching et de la santé en entreprise
Le marché B2B en Suisse est lucratif. Les entreprises n'investissent plus seulement dans les compétences, mais dans la résilience et la santé mentale de leurs collaborateurs, afin d'éviter le turnover. Les primes suisses d'indemnités journalières maladie pour les entreprises ont augmenté de 20 à 40 pour cent ces dernières années ; le coaching préventif coûte nettement moins cher qu'un cas de burnout, qui génère CHF 50'000 à CHF 150'000 de coûts directs et indirects.
Tendance : un coaching préventif plutôt que réactif
Les indemnités journalières maladie coûtent cher, les spécialistes sont rares. En 2026, les entreprises suisses ne réservent plus les coachs seulement lorsqu'une personne est déjà en burnout, mais à titre préventif.
Les niches qui croissent le plus fortement dans ce domaine :
- Coachs en résilience et gestion du stress : tarifs horaires CHF 180 à CHF 350, souvent en retainer pour les départements RH des entreprises moyennes et grandes.
- Coaching pour « first-time managers » : des cadres qui dirigent une équipe pour la première fois, compétents sur le plan technique mais souvent dépassés sur le plan humain. Prix de programme typiques CHF 5'000 à CHF 15'000 pour 6 à 12 séances, plus le matériel de formation.
- Work-life integration : en particulier pour la génération sandwich entre famille et carrière, tarifs horaires B2C CHF 150 à CHF 280.
- Coaching diversité, équité et inclusion : très demandé dans les groupes à vocation internationale (pharma à Bâle, ONG à Genève).
La facturation passe ici souvent par des pools d'heures ou des contingents fixes que l'entreprise achète et met à disposition de ses collaborateurs de manière anonyme via des plateformes comme bondigoo.
En Suisse, les achats B2B prennent plus de temps qu'ailleurs
Les groupes pharmaceutiques et bancaires suisses disposent de processus d'achat structurés pour les coachs externes. Délais réalistes : 3 à 6 mois entre la première demande et le mandat signé, avec deux à trois tours de présentation, des revues d'achat internes et des contrôles de conformité (RGPD, LPD suisse, NDA). Le pipeline doit donc être constitué au moins trois à quatre mois avant le chiffre d'affaires prévu.
2. B2C : la professionnalisation des transitions de vie
En 2026, les gens sont prêts à payer des sommes considérables de leur poche pour un accompagnement mental et structurel, à condition que le retour sur investissement (ROI), qu'il soit financier, procédural ou émotionnel, soit clairement visible.
Tendance : un positionnement de niche pointu
Le « coach de vie » qui propose de l'aide pour les « crises de vie » sur son site web cède la place à l'expert hautement spécialisé. L'article trouver une niche de coaching donne une marche à suivre systématique pour en trouver une.
Exemples de spécialisations rentables sur le marché B2C suisse :
- Reconversion à 40 ans et plus : coaching pour des personnes du middle management qui visent un changement de sens sans renoncer immédiatement à leur sécurité financière. Tarifs horaires CHF 180 à CHF 320, forfaits CHF 2'500 à CHF 6'000.
- TDAH chez l'adulte : un segment en croissance extrêmement rapide. Accompagner des adultes diagnostiqués tardivement dans la mise en place de structures du quotidien. Forte disposition à payer, car les caisses maladie ne remboursent la thérapie classique que de manière limitée.
- Coaching finances et money-mindset : un coaching pour défaire les croyances limitantes liées à l'argent (une niche particulièrement demandée par les femmes).
- Coaching expatriés et conjoints accompagnants : Genève et Zoug abritent des communautés d'expatriés denses, avec l'anglais comme langue principale et des tarifs horaires de CHF 200 à CHF 350.
- Female Leadership : des femmes dirigeantes à l'approche d'une décision de promotion ; forfaits CHF 3'000 à CHF 8'000.
À lire aussi : Devenir coach indépendant en Suisse en 5 étapes
Ce que paient concrètement les clients B2C suisses
Données de marché actuelles pour 2026 (plus de détails dans l'article Prix du coaching en Suisse 2026) :
- Tarif horaire débutant : CHF 80 à CHF 180, souvent sans certification formelle.
- Milieu de gamme avec certification (certificats d'association et académiques reconnus) : CHF 180 à CHF 320.
- Spécialisation avec un historique de résultats : CHF 320 à CHF 600+ de l'heure.
- Formats journée VIP : CHF 1'500 à CHF 3'500 pour 6 à 8 heures concentrées sur un thème.
- Coaching annuel avec support e-mail illimité : CHF 3'000 à CHF 8'000 par an.
3. L'ère du coaching hybride et des plateformes tout-en-un
Le plus grand changement ne concerne pas ce qui est coaché, mais la façon dont c'est livré. En 2026, la tolérance des clients à la friction logistique (e-mails de rendez-vous dans les deux sens, factures Word illisibles, liens Zoom flous) est tombée à zéro.
Du lien Zoom à l'écosystème de plateforme
Les clients de l'espace DACH exigent de la discrétion, de la sécurité des données et des processus fluides. Une plateforme moderne résout d'un coup deux des principaux problèmes du secteur :
- Le problème de confiance : lorsqu'un client investit CHF 2'500 dans un forfait de coaching, la réservation via un système d'entiercement (escrow) suisse offre bien plus de sécurité qu'un virement anticipé vers une adresse Gmail.
- Le processus de découverte : les plateformes agrègent le trafic. Plutôt que d'investir des dizaines de milliers de francs dans leur propre référencement, les coachs s'inscrivent là où les clients cherchent déjà.
La numérisation touche aussi la conception de l'offre. Le modèle horaire classique est de plus en plus remplacé par des programmes de coaching orientés résultats, où des contenus d'apprentissage asynchrones (vidéos, workbooks) sont combinés à des séances en direct synchrones. Cela permet aux coachs de découpler leur revenu du seul temps de présence. Vous trouverez une comparaison détaillée des modèles dans l'article Forfaits de coaching vs. tarif horaire.
Ce que les écosystèmes de plateforme font économiser aux coachs
Sans plateforme, les coachs indépendants en Suisse supportent typiquement CHF 300 à CHF 800 par mois de coûts fixes : site web (CHF 50 à CHF 100 par mois plus CHF 2'000 à CHF 5'000 au départ), outil d'agenda (CHF 12 à CHF 30), frais de traitement des paiements (environ 2,9 pour cent plus un montant fixe par transaction), abonnement vidéo (CHF 18), CRM (CHF 30 à CHF 80), stack marketing (CHF 200 à CHF 500). Les plateformes tout-en-un remplacent cette pile par une commission au succès par réservation.
4. Protection des données, secret professionnel et culture suisse de la confiance
Les clients suisses du coaching réagissent fortement aux signaux de protection des données. La loi suisse révisée sur la protection des données (LPD, en vigueur depuis septembre 2023) durcit les exigences relatives au traitement des données personnelles. Une déclaration de protection des données conforme à la LPD et au RGPD est obligatoire en 2026, pas une option. Plus à ce sujet dans l'article Protection des données dans le coaching : conformité RGPD et LPD.
Effet concret sur le marché en 2026 :
- Les coachs dotés d'une déclaration de protection des données claire et d'un hébergement suisse convertissent les mandats B2B 30 à 50 pour cent mieux que ceux qui n'en ont pas.
- Les plateformes suisses avec une configuration locale de protection des données évincent les fournisseurs américains (Calendly, HubSpot) dans les secteurs réglementés (pharma, banque, ONG).
- La pseudonymisation et les exemples de cas anonymisés l'emportent sur les histoires avant-après avec noms réels.
5. Le scepticisme du marché et l'effet premium
Ces deux dernières années, Watson et 20 Minuten ont publié plusieurs enquêtes qui pèsent sur la réputation des coachs suisses. Eric Lippmann (ZHAW, responsable de la filière coaching de 2002 à 2024) : « Trouver ces 'bons' coachs de vie dans un marché aussi opaque, où grouillent les tenants des pseudosciences et les gourous, n'est pas si simple. » Les reportages de 20 Minuten sur des coachs qui veulent « guérir » l'autisme pour CHF 20'000, ou sur des coachs liés à l'assurance-invalidité facturant CHF 300 de l'heure sans bénéfice perceptible, ont sensibilisé le marché.
Conséquence pour les coachs sérieux : quiconque communique une qualification académique (psychologie FSP, formations continues académiques), une appartenance à une association reconnue, des prix transparents et des méthodes étayées scientifiquement ou empiriquement se démarque nettement de la prolifération et peut justifier un positionnement premium. Dans ce climat, les assurances pour coachs dans l'espace DACH sont elles aussi un facteur de confiance : une assurance responsabilité civile professionnelle (CHF 200 à CHF 500 par an) signale un sérieux professionnel.
6. Répartition régionale du volume de marché
Le marché suisse n'est pas un marché, mais cinq :
- Zurich : positionnement premium possible (CHF 250 à CHF 500 de l'heure en B2B, jusqu'à CHF 1'000 au niveau C-level), tech, finance, sièges pharmaceutiques. Le walk-and-talk au bord du lac de Zurich s'est imposé comme USP.
- Bâle : pharma et sciences de la vie. L'anglais est souvent obligatoire, le français un atout dans les mandats proches de la frontière.
- Genève et la Romandie : ONG (ONU, CICR, OMS), banque internationale (Pictet, Lombard Odier), trading. Le français et l'anglais sont indispensables. La culture du coaching y est moins américaine, plutôt d'influence psychanalytique.
- Berne : administration fédérale, CFF, Poste. Cycles de vente plus lents, plus formels, niveau de prix moyen (CHF 150 à CHF 280 de l'heure).
- Zoug et Suisse centrale : Glencore, Crypto Valley, clients privés fiscalement privilégiés. Premium comme Zurich.
- Tessin : un marché plus petit, italien, prix CHF 100 à CHF 200 de l'heure, mais peu de concurrence pour les coachs italophones.
À lire aussi : Coaching executive en Suisse : prix et qui paie
7. Comment les coachs gagnent réellement des clients sur le marché
D'après les retours d'expérience de coachs suisses et une étude BNI : 82 pour cent des dirigeants de PME suisses citent les recommandations comme principale source de nouveaux mandats. Chez les coachs établis, 60 à 70 pour cent des nouveaux clients viennent typiquement de recommandations. Le démarchage à froid en Suisse n'est pas seulement inefficace, il est contre-productif : les clients suisses sont très allergiques au closing à l'américaine, à la rareté artificielle et à la vente agressive. La stratégie d'acquisition complète pour les dix premiers clients montre les mécaniques d'attraction en détail.
Leviers d'acquisition qui fonctionnent en 2026 :
- Réseau personnel : 5 à 10 premiers entretiens avec d'anciens collègues et des contacts du secteur suffisent pour les premiers mandats.
- Conférences locales : universités populaires, Klubschule Migros, petits-déjeuners économiques de PME. Les conférences génèrent réputation et leads qualifiés.
- Articles d'expert sur LinkedIn : pour le coaching B2B exécutif et d'affaires, le seul canal de médias sociaux à conversion mesurable. Le profil personnel l'emporte sur la page entreprise.
- Profils de plateforme : le répertoire de coachs bondigoo apporte un trafic activement en recherche, sans le délai d'attente du référencement.
Prendre une décision claire
Le marché suisse du coaching en 2026 est très attractif, mais uniquement pour ceux qui sont visibles, communiquent avec une clarté limpide et livrent un travail professionnel.
La demande est là, elle se répartit simplement autrement qu'avant. Quiconque ose occuper une niche pointue, formule des forfaits orientés résultats plutôt que des heures isolées et numérise son administration grâce à un logiciel moderne a les meilleures chances de bâtir une activité de mentorat rentable et épanouissante.
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8. Comment le marché devrait évoluer d'ici 2030
Trois lignes de tendance se dessinent nettement pour les trois à quatre prochaines années sur le marché suisse du coaching.
Tendance 1 : du coach au fournisseur de programmes
La vente à l'heure continue de perdre du terrain. D'ici 2030, la part des forfaits et programmes dans le chiffre d'affaires du coaching suisse devrait passer d'environ 40 pour cent aujourd'hui à 60 à 70 pour cent. Les moteurs : des marges plus élevées pour les coachs, une trésorerie prévisible, de meilleurs résultats pour les clients, des taux d'annulation en baisse. Des programmes de coaching structurés sur des plateformes remplacent la configuration fragmentée faite d'un outil d'agenda, d'un prestataire de paiement et d'un outil vidéo. Comparaison détaillée des modèles dans l'article Forfaits de coaching vs. tarif horaire.
Tendance 2 : le coaching assisté par IA comme complément, pas comme remplacement
Les outils d'IA (Notion AI, ChatGPT, assistants de coaching spécialisés) deviendront d'ici 2030 l'équipement standard de tout coach suisse. Cas d'usage : préparation des séances, structuration des notes, questions de réflexion pour les clients entre les séances, programmes asynchrones. Les coachs purement IA, sans accompagnement humain, se heurtent à un fort scepticisme en Suisse, surtout dans le segment B2B, où la discrétion et la responsabilité personnelle comptent. Plus sur l'état actuel : Outils d'IA pour les entreprises de coaching 2026.
Tendance 3 : le coaching à la demande et les applications mobiles de réservation
La tolérance à deux semaines d'attente pour un rendez-vous de coaching continue de baisser. Les plateformes mobiles avec des séances en direct sans temps d'attente gagnent des parts de marché face aux réservations d'agenda classiques. Les clients B2C suisses réservent aujourd'hui un coaching parfois aussi spontanément qu'ils réservaient autrefois une table au restaurant, surtout dans les phases aiguës de burnout, avant des décisions ou dans des moments de crise. Les plateformes qui résolvent cela proprement sur le plan technique (connexions vidéo chiffrées, paiements sécurisés, affichage instantané des disponibilités) remportent le marché.
9. Démographie des coachs suisses
Selon une estimation approximative, la population des coachs suisses en 2026 se répartit ainsi : au total environ 5'000 à 7'500 coachs actifs en Suisse alémanique, 1'500 à 2'500 en Romandie, 200 à 400 au Tessin. Seuls environ 20 pour cent d'entre eux exercent à titre principal ; la majorité combine le coaching avec d'autres activités (conseil, mandats RH, thérapie, enseignement, emploi salarié).
Répartition par âge : environ 40 pour cent entre 30 et 45 ans (souvent en reconversion depuis la banque, la pharma, le conseil), 35 pour cent entre 45 et 55 ans (une seconde carrière après une expérience de direction), 20 pour cent de plus de 55 ans (souvent axés sur la supervision et le mentorat). Répartition par genre : environ 55 pour cent de femmes, 45 pour cent d'hommes, avec une part de femmes nettement plus élevée dans le health et le life coaching (environ 70 pour cent) et une part d'hommes plus élevée dans le coaching exécutif et d'affaires (environ 60 pour cent).
10. Ce que tout cela signifie pour votre stratégie de coach
En 2026, le marché suisse du coaching n'est plus une mine d'or ouverte, ni non plus une forteresse fermée. Quiconque apporte une niche claire, une qualification crédible, des prix transparents (CHF 180 à CHF 320 pour un solide milieu de gamme, CHF 320 à CHF 600+ pour une spécialisation), une présence moderne sur une plateforme et des forfaits plutôt qu'un agenda horaire peut très bien en vivre dès la deuxième année. Quiconque mise sur des heures isolées, un site web propre sans le délai d'attente du référencement et du life coaching généraliste se fait statistiquement distancer sur le marché 2026. La demande est là, mais elle se répartit précisément selon la spécialisation et la maturité numérique des coachs.
Questions fréquentes sur le marché suisse du coaching 2026
Le marché du coaching en Suisse n'est-il pas déjà saturé ?
Non. Il y a beaucoup de coachs, mais peu sont professionnellement équipés sur le plan numérique et clairement positionnés via leur présence de plateforme. La demande d'experts spécialisés (coaching du TDAH, prévention du burnout pour la pharma, Female Leadership, coaching de carrière 40 ans et plus) dépasse l'offre de coachs visibles. Les généralistes peinent ; les spécialistes avec une expérience d'initié du secteur peuvent demander un supplément de CHF 50 à CHF 100 de l'heure.
Quelle importance a un cabinet physique en propre en 2026 ?
La part du coaching purement local diminue de façon continue. Un local est utile pour une première rencontre, mais la majorité des séances de suivi se déroulent désormais par appels vidéo chiffrés pour des raisons d'efficacité. Le coaching en ligne est typiquement 10 à 20 pour cent moins cher que le coaching en présentiel, car les coûts de local et de déplacement disparaissent.
Quelle niche de coaching est la plus lucrative en 2026 ?
Le life coaching générique est pratiquement invendable sur le marché suisse. Lucratif en 2026 : prévention du burnout pour les cadres de la pharma (Bâle), coaching de carrière pour banquiers (Zurich), coaching d'expatriés (Genève, Zoug), sparring pour PME, coaching du TDAH et des personnes hypersensibles, Female Leadership. Quiconque vient de la pharma, de la banque ou du conseil peut demander un supplément de CHF 50 à CHF 100 de l'heure.
Les heures isolées classiques vont-elles disparaître ?
Elles ne disparaîtront pas, mais elles évoluent de plus en plus de l'offre principale vers un produit d'entrée de gamme ou complémentaire. Les coachs à succès misent davantage sur des programmes de mentorat hybrides qui combinent contenus d'apprentissage et soutien en direct. Les forfaits (CHF 2'500 à CHF 15'000) offrent de meilleures marges et une trésorerie prévisible.
Comment les clients suisses trouvent-ils leurs coachs en 2026 ?
La recherche passe principalement par les moteurs de recherche et par des réseaux de plateformes spécialisées proposant des fonctions comme les avis vérifiés. Une présence dans l'aperçu des coachs bondigoo renforce la confiance des clients avant le premier contact. Les recommandations de l'entourage personnel restent le canal d'acquisition le plus important, avec 60 à 70 pour cent.
Quel canal de médias sociaux apporte vraiment des clients aux coachs en Suisse ?
Pour le coaching d'affaires et exécutif, LinkedIn est le seul canal à conversion mesurable en Suisse alémanique. Le profil personnel l'emporte sur la page entreprise. Instagram ne fonctionne que pour le coaching privé en dessous de CHF 200 de l'heure. Les LinkedIn Ads coûtent CHF 8 à CHF 15 par clic et ne sont rentables qu'à partir de forfaits à CHF 5'000.
À partir de quel chiffre d'affaires dois-je facturer la TVA en tant que coach ?
À partir de CHF 100'000 de chiffre d'affaires annuel mondial, taux de 8,1 pour cent selon l'ESTV. La méthode du taux de la dette fiscale nette pour les coachs (typiquement 5,9 à 6,2 pour cent) simplifie la comptabilité. Avec des modèles B2B, l'assujettissement volontaire est avantageux grâce à la déduction de l'impôt préalable, même sous ce seuil.
Combien de temps faut-il pour qu'un coach en Suisse puisse en vivre ?
De façon réaliste, 24 à 60 mois jusqu'à une couverture stable des coûts. Analyse complète de la réalité : Indépendant comme coach : la réalité des deux premières années en Suisse. 80 pour cent des coachs suisses gagnent leur argent principalement avec d'autres activités, seuls 20 pour cent vivent exclusivement du coaching.